Les TSA (Troubles du Spectre Autistique)

Un TSA, encore appelé selon les classifications, autisme ou encore TED (Trouble Envahissant du Développement) est un trouble dont l’origine et la cause sont encore TSA inconnus. Néanmoins, on le considère généralement comme un trouble neuro-développemental qui impacte significativement le développement cognitif et/ou social de l’enfant. On considère aujourd’hui qu’un enfant sur 100 souffre d’un TSA avec une majorité de garçons. Les critères diagnostiques d’un TSA nécessitent une cooccurrence des troubles suivants: 

  • Début précoce des troubles avant l’âge de 3 ans 
  • Trouble de la communication (pouvant être également associé à un trouble du langage oral) : l’enfant est en grande difficulté pour se faire comprendre, pour indiquer ce qu’il veut, pour formuler des demandes par des moyens verbaux (cris, mots, phrases) et non verbaux (échange de regards, gestes…)
  • Trouble des interactions sociales : l’enfant est en difficulté pour initier, maintenir et terminer une interaction avec l’adulte et ses pairs, notamment par un manque de réciprocité et d’implication de l’autre dans les échanges. L’enfant joue généralement en solitaire, sollicitant peu l’adulte en dehors de ses besoins naturels.
  • Comportements restreints et répétitifs : l’enfant présente un ou des intérêts inhabituels sensoriels (exploration non fonctionnelle des objets par un sens particulier) et/ ou répétitifs (alignement, refait en boucle la même action). On note également la présence de maniérismes moteurs (mouvement bizarres du corps). Voici une vidéo recensant les différents troubles d’un TSA. 

C’est le début précoce des troubles, leur cooccurrence et leur immuabilité qui permettent d’évoquer un TSA. Chaque enfant porteur d’un TSA est différent et plusieurs formes existent dans les TSA. Ainsi, il peut y avoir ou non un déficit intellectuel associé, voire des pics de compétences dans certains domaines. Néanmoins contrairement aux idées reçues, très peu de personnes porteurs d’un TSA bénéficient de dons intellectuels ou artistiques quasi magiques. La grande majorité présentent un déficit intellectuel associé. Certains ne présentent pas de trouble du langage oral alors que d’autres ne parlent pas. Certains possèdent des compétences suffisantes pour leur permettre de suivre une scolarisation classique alors que d’autres ont besoin d’une institution plus adaptée à leurs besoins. Voici une vidéo recensant le fonctionnement autistique. 

Une personne qui présente un TSA a besoin d’une équipe pluridisciplinaire nécessaire à la pose du diagnostic et à sa prise en charge. Ainsi, la pose du diagnostic d’un TSA résulte de la synthèse d’un ensemble d’interventions dont une consultation médicale (pédiatre et pédopsychiatre), un bilan orthophonique (pour évaluer le niveau de langage et de communication), psychomoteur et sensoriel, un bilan neuropsychologique (évaluation du niveau intellectuelle et de tests spécifiques de l’autisme = ADOS, ADI). Le rôle du neuropsychologue s’inscrit donc dans une dynamique pluridisciplinaire au niveau du diagnostic mais également de la prise en charge. Car suite  à la pose du diagnostic et en fonction du profil de la personne, il peut lui être proposé:

  • De poursuivre une scolarisation classique
  • De bénéficier d’adaptations scolaires (ULIS, AVS-i). Voici un guide des aménagements possibles à l’école. 
  • D’être réorienté dans des structures spécialisées (IME, SESSAD, Hôpital de Jour)
  • De mettre en place une communication alternative (PECS, Makaton)
  • De proposer une prise en charge pluridisciplinaire spécifique (TEACCH, ABA, DENVER)

La prise en charge d’une personne TSA est particulière, individualisée et à réévaluer constamment. Néanmoins pour tous, le suivi s’axe essentiellement sur la socialisation, la communication, l’entrée dans les apprentissages et l’autonomie et pour les plus grands l’insertion professionnelle. En raison des exigences sociales qui évoluent à chaque partie du développement, il n’est pas rare que le suivi soit nécessaire même à l’âge adulte. C’est pourquoi les préconisation de la Haute Autorité de Santé évoluent en fonction des connaissances et des besoins. Actuellement, le 4ème Plan Autisme préconise un renforcement au niveau du dépistage précoce, une inclusion scolaire et un accompagnement à l’âge adulte.

Ressources utiles:

 

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